VMDTR, épreuve G(M) : sujets commentés du passager
Dix questions originales commentées sur le programme officiel de l'épreuve G(M) du VMDTR : prise en charge du passager, développement commercial et seuil.
Deux intitulés, une seule épreuve
L'épreuve G(M) est une épreuve spécifique de l'examen d'accès à la profession de conducteur de véhicule motorisé à deux ou trois roues (VMDTR), organisé par les chambres de métiers et de l'artisanat. L'arrêté du 16 février 2018, dans sa version en vigueur consultée le 22 septembre 2026, écrit cette épreuve « G (M) ». Le règlement national d'examen de CMA France, version de décembre 2024, écrit « G(M) ».
L'arrêté en donne l'objet complet : une épreuve « portant sur la prise en charge du passager et le développement commercial ». Le tableau du règlement raccourcit cet objet en « Prise en charge du passager ». Le second bloc du programme, le développement commercial, disparaît du nom court. Il ne disparaît pas de l'annexe I.
Les épreuves F(T) et G(T) sont celles de la filière taxi : elles ne sont pas commentées ici. Le même deux-roues peut être celui d'un permis de conduire : G(M) n'est pas cette épreuve-là, c'est un examen d'accès à une profession. L'épreuve F(M), sécurité routière et réglementation d'exploitation propres aux motocyclettes, relève d'un autre programme et n'est pas traitée ici.
Le détail des sept épreuves de la filière est dans le guide de l'examen VMDTR. Cette page ne reprend que G(M), et elle le fait par des questions écrites à partir des lignes de l'annexe I. Ce ne sont pas des questions tirées d'un sujet d'examen.
| Point | Formulation officielle |
|---|---|
| Objet | Prise en charge du passager et développement commercial (arrêté). « Prise en charge du passager » dans le tableau du règlement. |
| Composition | Six questions à choix multiples, notées sur deux points, et deux questions à réponses courtes, notées sur quatre points. |
| Durée | Vingt minutes. Le tableau du règlement indique 0h20. |
| Note et coefficient | Notée sur vingt points, affectée d'un coefficient trois. |
| Seuil | Colonne du règlement : « Note éliminatoire inférieure à », valeur 6/20. |
Ce que pèsent huit questions en vingt minutes
L'article 2, II, B, de l'arrêté fixe la composition : « deux questions à réponses courtes, notées sur quatre points, et six questions à choix multiples, notées sur deux points ». Six fois deux font douze points. Deux fois quatre font huit points. Douze plus huit font vingt, la note de l'épreuve.
Six plus deux font huit questions. Vingt minutes pour huit questions font deux minutes et demie en moyenne, rédaction comprise. L'arrêté ne dit pas dans quel ordre les traiter. Il dit le poids de chacune.
Une question courte laissée blanche retire donc quatre points sur vingt. Une question à choix multiples laissée blanche en retire deux. L'arrêté note la question courte sur quatre points. Il ne publie pas de découpage à l'intérieur de ces quatre points.
L'article 2, III, déclare admissible le candidat qui a obtenu cumulativement une note moyenne d'au moins dix sur vingt, calculée sur l'ensemble des sept épreuves d'admissibilité pondérées de leurs coefficients, une note d'au moins six sur vingt à chacune des épreuves A, B, C, D, F et G, et une note d'au moins quatre sur vingt à l'épreuve E. Le règlement reprend la moyenne sous la forme « supérieure ou égale à 10/20 » et ajoute qu'elle est arrondie au centième, sans note éliminatoire.
La colonne « Note éliminatoire inférieure à » porte 6/20 pour G(M). Une note de 6/20 n'est donc pas éliminatoire. Une note inférieure à 6/20 l'est, quelle que soit la moyenne par ailleurs. Les deux conditions, moyenne et plancher, sont cumulatives : l'une ne remplace pas l'autre.
La colonne Coefficient du même tableau, pour les sept lignes de la filière VMDTR et dans leur ordre, porte 3, 2, 3, 2, 1, 3 et 3. L'addition donne 17. G(M) est la septième ligne : son coefficient 3 entre pour 3 sur 17 dans la moyenne pondérée.
Dix lignes, et des questions qui ne sont pas un sujet
L'annexe I consacre à cette épreuve une section intitulée « Prise en charge du passager et développement commercial ». Elle compte dix lignes : cinq pour le passager, cinq pour le développement commercial. Rien dans l'arrêté ne dit lesquelles de ces lignes deviendront les deux questions courtes.
Les dix questions ci-dessous suivent l'ordre des dix lignes. Chacune est écrite pour cette page, à partir de la ligne qu'elle vise. La réponse et le commentaire sont sur la page. Aucune n'est reprise d'un sujet de CMA France, et l'ensemble n'est pas un sujet : un sujet n'a que huit questions.
Réaliser la prise en charge et la dépose
Laquelle de ces tâches est celle que l'annexe I place en tête du bloc « Prise en charge du passager » ?
A. Savoir fidéliser ses clients et prospecter pour en obtenir d'autres. B. Savoir réaliser les tâches de prise en charge et de dépose d'un passager. C. Savoir valoriser les qualités de la prestation commerciale en VMDTR. D. Savoir développer un réseau de partenaires favorisant l'accès à la clientèle.
Réponse : B.
La ligne se lit « savoir réaliser les tâches de prise en charge et de dépose d'un passager ». A, C et D sont trois lignes du second bloc de la même épreuve, le développement commercial. Elles comptent au programme. Elles ne sont pas cette première ligne. Le piège vient du nom court du règlement, qui ne retient que la prise en charge : un candidat qui s'arrête à ce nom peut écarter A, C et D alors que l'annexe les place dans G(M).
La peur, pour anticiper le comportement
L'annexe I demande de connaître les mécanismes de la peur des personnes transportées. Elle écrit aussi le but de cette connaissance. Lequel ?
A. Afin de déterminer le prix de la prestation. B. Afin de pouvoir anticiper leur comportement. C. Afin de classer les charges en charges fixes et charges variables. D. Afin de connaître les formes juridiques d'exploitation.
Réponse : B.
La ligne entière est « connaître les mécanismes de la peur des personnes transportées, afin de pouvoir anticiper leur comportement ». Le référentiel fixe le but : anticiper le comportement. Il ne définit pas la peur, et il ne donne pas de liste de symptômes. Ajouter une définition qui n'y figure pas ne répond pas à la ligne.
A reprend « détermination du prix », qui est un exemple de la ligne marketing, dans l'autre bloc de G(M). C et D reprennent le bloc Gestion de la même annexe I (« les classer en charges fixes et charges variables », « connaître les différentes formes juridiques d'exploitation »). Ce bloc est le programme de l'épreuve de gestion, pas celui de G(M).
Trois consignes écrites avant le départ
Question à réponse courte. Que demande la troisième ligne du bloc passager, et quels exemples le texte place-t-il entre parenthèses ?
Réponse. Savoir donner les explications et consignes au passager avant le départ. Les exemples écrits sont la position sur la moto, le comportement en virages et la communication avec le conducteur.
La parenthèse ne ferme pas la liste : le texte s'achève par des points de suspension. Citer les trois exemples montre que la ligne a été lue. Inventer une consigne chiffrée, une vitesse ou un geste que l'annexe ne nomme pas, ce n'est plus répondre à la ligne. L'arrêté note cette forme de question sur quatre points, sans dire comment ces quatre points se répartissent entre l'obligation et les exemples.
Allure lente et allure élevée
Selon l'annexe I, l'effet à connaître est celui de la présence du passager sur le comportement :
A. D'une motocyclette lourde, à allure lente seulement. B. D'une motocyclette lourde, à allure lente et à allure élevée. C. Du prix de la course, une fois le passager installé. D. Des seules explications données avant le départ, sans lien avec l'allure.
Réponse : B.
La ligne dit « connaître l'effet de la présence du passager sur le comportement d'une motocyclette lourde, à allure lente et élevée ». Elle nomme les deux allures, et elle parle d'une motocyclette lourde. Elle ne décrit pas l'effet mécanique : aucune phrase du référentiel ne dit comment la moto réagit, ni à basse ni à haute allure. A coupe la ligne en retenant une seule allure.
C renvoie à la détermination du prix, autre ligne. D renvoie aux consignes d'avant départ, la ligne précédente, qui ne parle pas de l'effet sur la moto. Répondre B, c'est s'en tenir à ce qui est écrit, sans compléter le référentiel par une explication de physique qu'il ne contient pas.
Casque et gants, comme exemples
Pour qui la dernière ligne du bloc passager demande-t-elle les équipements de protection individuelle, et quels exemples cite-t-elle ?
A. Pour le seul conducteur, et le seul casque. B. Pour le conducteur et le passager. Les exemples écrits sont le casque et les gants. C. Pour le seul passager, et les seuls gants. D. Pour personne : la ligne ne parle que de communication.
Réponse : B.
Le texte dit « connaître les équipements de protection individuelle requis pour le conducteur et le passager (casque, gants…) ». Les deux personnes sont nommées. Le casque et les gants sont des exemples : la parenthèse ne se ferme pas sur eux. A et C retirent soit une personne, soit un exemple.
Cette ligne ne fixe pas une norme d'homologation, une amende ni une exception de lieu. Ce n'est pas écrit dans la ligne. Une réponse qui ajoute ces précisions répond à autre chose qu'à l'annexe I de G(M).
Quatre exemples, pas un cours de marketing
Quels principes généraux du marketing l'annexe I donne-t-elle en exemples dans le bloc développement commercial ?
A. Analyse de marché, ciblage de l'offre, compétitivité, détermination du prix. B. Charges fixes, charges variables, amortissement, seuil de rentabilité. C. Formes juridiques d'exploitation, régimes d'imposition, régimes sociaux. D. Accueil de la clientèle, conversation neutre et courtoise, prise de congé.
Réponse : A.
La ligne dit « connaître et comprendre les principes généraux du marketing (analyse de marché, ciblage de l'offre, compétitivité, détermination du prix…) ». Les quatre termes sont des exemples. Les points de suspension empêchent de les présenter comme la liste fermée du marketing.
B et C sont des lignes du bloc Gestion de l'annexe I : charges du coût de revient, amortissement, seuil de rentabilité, formes juridiques, régimes d'imposition, régimes sociaux. D reprend le bloc Français de la même annexe (« accueillir la clientèle », « tenir une conversation neutre et courtoise avec les clients durant le transport », « prendre congé des clients »), qui est le programme de l'épreuve de français. Aucune de ces trois séries n'est la parenthèse marketing de G(M).
Valoriser une prestation nommée VMDTR
La ligne suivante demande de savoir valoriser quoi ?
A. Les qualités de la prestation commerciale en VMDTR. B. Les qualités de tout transport de personnes, le texte ne nommant pas le VMDTR. C. Uniquement le prix le plus bas possible. D. La forme juridique de l'entreprise.
Réponse : A.
Le texte dit « savoir valoriser les qualités de la prestation commerciale en VMDTR ». Le sigle est dans la ligne. B l'enlève. C isole le prix, et elle le tire vers le bas : la ligne précédente cite la « détermination du prix » parmi les exemples de marketing, elle ne dit pas que valoriser la prestation consiste à afficher le prix le plus bas. D appartient au bloc Gestion, déjà hors de cette ligne.
Fidéliser et prospecter, les deux
Que demande la ligne sur la clientèle ?
A. Seulement de fidéliser les clients déjà acquis. B. Seulement de prospecter pour en obtenir d'autres. C. De fidéliser ses clients et de prospecter pour en obtenir d'autres. D. De remplacer la prospection par une baisse du prix.
Réponse : C.
La ligne dit « savoir fidéliser ses clients et prospecter pour en obtenir d'autres ». La conjonction est « et ». A et B gardent un verbe et effacent l'autre. D ajoute une baisse de prix que cette ligne ne mentionne pas. Le référentiel ne dit pas non plus laquelle des deux démarches primerait : il les écrit ensemble.
Internet, introduit par « notamment »
Comment l'annexe I situe-t-elle internet dans les actions de communication ?
A. Comme le seul moyen prévu par la ligne. B. Comme un exemple, avec les moyens numériques, introduit par « notamment ». C. Comme un moyen que la ligne exclut. D. Comme le nom qu'elle donne au réseau d'hôtels et d'entreprises.
Réponse : B.
La ligne dit « savoir mener des actions de communication pour faire connaître son entreprise, notamment par internet et les moyens numériques ». « Notamment » présente internet et les moyens numériques comme des exemples de ces actions, pas comme leur liste fermée, et encore moins comme un canal interdit. A et C lisent le mot à l'envers.
D mélange cette ligne avec la suivante. Les hôtels et les entreprises y sont des partenaires, pas un synonyme d'internet.
Hôtels et entreprises, les deux exemples écrits
Question à réponse courte. Que faut-il savoir faire, et quels exemples de partenaires l'annexe I écrit-elle ?
Réponse. Savoir développer un réseau de partenaires favorisant l'accès à la clientèle. Les exemples écrits sont les hôtels et les entreprises.
La ligne dit « savoir développer un réseau de partenaires favorisant l'accès à la clientèle (hôtels, entreprises…) ». La parenthèse, là encore, n'épuise pas la liste. Les hôtels et les entreprises restent les seuls noms écrits : une réponse qui n'en cite aucun, ou un seul des deux, ne reprend pas la ligne. Le verbe de la ligne est « développer un réseau », pas « citer un type d'établissement ». Comme pour l'autre question courte de cette page, l'arrêté noterait l'ensemble sur quatre points, sans sous-barème publié.
À retenir
G(M) est l'épreuve de la filière VMDTR dont l'arrêté fixe l'objet : la prise en charge du passager et le développement commercial. Le règlement la nomme seulement « Prise en charge du passager ». Les deux blocs sont au programme.
L'épreuve dure vingt minutes. Elle comporte six questions à choix multiples notées sur deux points et deux questions à réponses courtes notées sur quatre points, soit vingt points, avec un coefficient trois. Une note inférieure à 6/20 est éliminatoire. Une note de 6/20 ne l'est pas. L'admissibilité demande en outre une moyenne d'au moins dix sur vingt sur les sept épreuves, arrondie au centième selon le règlement.
Les dix questions de cette page couvrent les dix lignes de l'annexe I, dans l'ordre du texte. Elles ne sont pas un sujet d'examen : un sujet n'en pose que huit, et rien n'indique lesquelles seront les deux questions courtes. Une question courte laissée blanche retire quatre points sur vingt. Une question à choix multiples laissée blanche en retire deux.
Questions fréquentes
Les réponses reprennent l'article 2 de l'arrêté du 16 février 2018 et le tableau du règlement de décembre 2024. Elles ne vont pas au-delà.
L'épreuve G(M) est-elle aussi une épreuve de la filière VTC ?
Non. Le règlement place G(M), « Prise en charge du passager », dans les épreuves spécifiques VMDTR. Les épreuves spécifiques VTC du même tableau sont F(V), développement commercial, et G(V), réglementation nationale de l'activité de VTC.
Combien de questions, et en combien de temps ?
Huit questions en vingt minutes : six questions à choix multiples, chacune notée sur deux points, et deux questions à réponses courtes, chacune notée sur quatre points. Le tableau du règlement indique 6 QCM, 2 QRC et 0h20. Douze points plus huit points font vingt.
Une note de 6/20 à G(M) est-elle éliminatoire ?
Non. Le règlement intitule la colonne « Note éliminatoire inférieure à » et y inscrit 6/20. L'arrêté exige une note d'au moins six sur vingt aux épreuves A, B, C, D, F et G. La note 6/20 atteint ce plancher. Une note inférieure à 6/20 ne l'atteint pas. La moyenne d'au moins dix sur vingt reste une seconde condition, cumulative.
Sources
- Arrêté du 16 février 2018 relatif aux programmes et à l'évaluation des épreuves de l'examen d'accès à la profession de conducteur de véhicule motorisé à deux ou trois roues (version en vigueur, consultée le 22 septembre 2026) — Légifrance (consulté le 22/09/2026)
- Règlement de l'examen d'accès aux professions de chauffeur de taxi/VTC/VMDTR, version de décembre 2024 — CMA France, artisanat.fr (consulté le 22/09/2026)
Pour aller plus loin
Concours & Calendriers
Examen VMDTR (moto-taxi) : épreuves, coefficients et programme de la troisième filière T3P
Épreuves de l'examen VMDTR (moto-taxi) : tronc commun T3P, sécurité routière motocyclettes, prise en charge du passager, notation — arrêté du 16 février 2018.
LireÉpreuves & Tests
Épreuve A de l'examen T3P : réglementation, discriminations et violences sexuelles et sexistes — le programme à réviser
Épreuve A de l'examen T3P : 10 QCM et 5 QRC en 45 minutes, coefficient 3. Programme officiel issu de l'arrêté du 20 mars 2024, thèmes et méthode de révision.
LireÉpreuves & Tests
Sécurité routière à l'examen T3P : 20 QCM, 30 minutes, coefficient 3 — ce qui vous attend
L'épreuve C de sécurité routière de l'examen T3P : 20 QCM en 30 minutes, coefficient 3, sans QRC. Programme officiel, seuil éliminatoire, méthode de travail.
Lire