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01 · Épreuves & Tests

Sécurité routière à l'examen T3P : 20 QCM, 30 minutes, coefficient 3 — ce qui vous attend

L'épreuve C de sécurité routière de l'examen T3P : 20 QCM en 30 minutes, coefficient 3, sans QRC. Programme officiel, seuil éliminatoire, méthode de travail.

Équipe TestVTCPréparation à l'examen d'accès aux professions du T3P (taxi, VTC, VMDTR)Mis à jour le 12 juillet 20266 min de lecture1220 mots

La seule épreuve écrite sans rédaction

Au sein de l'examen d'accès aux professions du transport public particulier de personnes (T3P) — taxi, VTC (voiture de transport avec chauffeur) et VMDTR (véhicules motorisés à deux ou trois roues) —, l'épreuve C de sécurité routière occupe une place à part : c'est la seule matière du tronc commun composée uniquement de QCM, sans questions à réponses courtes (l'anglais partage ce format, mais avec un coefficient bien moindre).

Le format est fixé par le règlement national d'examen publié par CMA France : 20 QCM en 30 minutes, coefficient 3, note éliminatoire en dessous de 6/20. Trente minutes pour vingt questions, cela laisse en moyenne 90 secondes par question — un rythme confortable si vous maîtrisez le programme, serré si vous hésitez sur chaque panneau ou chaque règle de priorité.

Format officiel de l'épreuve C (règlement national d'examen CMA France, version décembre 2024).
CaractéristiqueValeur
Composition20 QCM — aucune QRC
Durée30 minutes
Coefficient3
Note éliminatoireInférieure à 6/20
CorrectionAutomatique, par la plateforme d'examen
Format officiel de l'épreuve C (règlement national d'examen CMA France, version décembre 2024).

Coefficient 3 : autant que la réglementation T3P

Ne vous fiez pas à la brièveté de l'épreuve. Avec un coefficient 3 sur les 17 que compte l'admissibilité (11 pour le tronc commun, 6 pour les épreuves spécifiques de votre filière), la sécurité routière pèse autant que l'épreuve A de réglementation et autant que chacune des deux épreuves spécifiques. C'est près de 18 % de votre moyenne d'admissibilité.

Chaque QCM vaut donc cher : sur 20 questions notées sur 20 points, une question représente un point, et ce point est multiplié par 3 dans la moyenne pondérée. À titre de comparaison, l'épreuve d'anglais compte 20 QCM elle aussi, mais avec un coefficient 1.

Rappel du mécanisme d'admissibilité : vous devez obtenir une moyenne pondérée d'au moins 10/20 sur les sept épreuves de votre filière, sans aucune note éliminatoire. La moyenne est arrondie au centième.

Le programme officiel : code de la route, entretien, éco-conduite

Le contenu de l'épreuve est défini par le référentiel de connaissances figurant à l'annexe I de l'arrêté du 6 avril 2017 modifié (filières taxi et VTC) et de l'arrêté du 16 février 2018 (filière VMDTR). Ce référentiel oriente la matière vers l'application professionnelle des règles :

  • l'application des règles du code de la route — vous conduisez des passagers à titre professionnel, la connaissance attendue va au-delà du minimum du permis B : signalisation, règles de priorité, vitesses, alcoolémie et stupéfiants, comportement en présence de passagers ;
  • l'entretien du véhicule — l'état du véhicule est une composante de la sécurité du transport : vérifications courantes, organes de sécurité, obligations de contrôle ;
  • l'éco-conduite — la conduite souple et économe fait partie du référentiel de compétences du conducteur professionnel.

Le sujet est national : il est arrêté par CMA France pour chaque session, comme pour toutes les épreuves de portée nationale.

Un prérequis souvent oublié : votre permis lui-même

Le règlement national d'examen conditionne l'inscription à un permis de conduire dont la période probatoire est expirée (permis B pour les filières taxi et VTC, permis A pour la filière VMDTR). Autrement dit : tous les candidats à l'examen ont plusieurs années de conduite derrière eux, et l'épreuve C ne teste pas la théorie fraîchement apprise du permis, mais la solidité de connaissances parfois anciennes.

C'est le piège principal de cette matière pour les candidats en reconversion : les règles ont pu évoluer depuis votre permis, et les automatismes de conduite ne remplacent pas la connaissance précise des seuils, des distances et des sanctions qu'un QCM peut interroger. Une remise à niveau systématique sur un code de la route à jour est plus rentable que la seule confiance en son expérience.

Comment travailler l'épreuve C

La méthode découle du format :

  1. Révisez sur un support à jour du code de la route. Les questions sont fermées, la réponse est juste ou fausse : la précision (un chiffre, un seuil, un panneau) fait la différence.
  2. Ajoutez les deux volets professionnels du référentiel — entretien du véhicule et éco-conduite —, absents des préparations classiques au permis.
  3. Entraînez-vous en temps limité. 90 secondes par question en moyenne : la correction étant automatique, aucune rédaction ne rattrape une case mal cochée. Répondre à tout, sans laisser de blanc, est la stratégie rationnelle d'un QCM sans annale de pénalité connue — vérifiez toujours la consigne de notation le jour de l'épreuve. Nos QCM d'entraînement en sécurité routière reproduisent ce rythme, les deux volets professionnels du référentiel compris.
  4. Calez votre préparation sur une session cible. Le calendrier national prévoit onze sessions par an — le détail 2026 figure dans notre guide du calendrier des sessions.

Pour situer cette épreuve dans l'ensemble de votre plan de travail, voyez notre guide de la préparation en candidat libre.

Le jour de l'épreuve : ce que prévoit le règlement

L'épreuve C se passe lors de la même session que les autres épreuves écrites d'admissibilité. Le règlement national d'examen fixe le cadre : vous êtes convoqué au plus tard 7 jours avant la date de l'examen, et la convocation précise l'horaire de présentation, le matériel autorisé (stylo, calculatrice…) et les consignes à respecter.

Le jour venu, présentez la convocation (papier ou numérique) et l'original d'un document d'identité ou d'un titre de séjour en cours de validité — ou le permis de conduire sécurisé délivré par l'État français. Un point d'organisation à ne pas négliger : aucun accès à la salle n'est possible après la fermeture des portes. Avant le démarrage, le responsable de salle énonce la composition des épreuves et les consignes ; tout dispositif électronique permettant de communiquer ou de consulter des ressources pendant l'épreuve relève de la fraude, sanctionnée par l'annulation de l'examen et une interdiction de réinscription de cinq ans.

Questions fréquentes

Les réponses ci-dessous s'appuient sur le règlement national d'examen CMA France (version décembre 2024) et les arrêtés cités en sources.

L'épreuve de sécurité routière comporte-t-elle des QRC ?

Non. C'est l'une des deux seules épreuves écrites composées uniquement de QCM (avec l'anglais) : 20 questions à choix multiples en 30 minutes, corrigées automatiquement par la plateforme d'examen.

Quelle note faut-il viser ?

Toute note inférieure à 6/20 est éliminatoire. Au-delà de ce seuil, chaque point compte triple dans la moyenne pondérée : viser nettement plus que 10/20 dans cette matière au coefficient 3 est un levier efficace pour compenser une épreuve plus faible ailleurs.

Le sujet est-il le même partout en France ?

Oui. Pour les épreuves de portée nationale, dont la sécurité routière, les sujets sont arrêtés par CMA France : tous les candidats d'une même session composent sur le même sujet.

L'épreuve C est-elle différente pour la filière VMDTR ?

L'épreuve C elle-même est identique pour les trois filières. Mais les candidats VMDTR passent en plus l'épreuve spécifique F(M) de sécurité routière appliquée à la conduite de motocyclettes, au format 12 QCM et 4 QRC, coefficient 3.

Sources

Page epreuve-securite-routiere-examen-t3p — contenu éditorial vérifié. Pour signaler une information obsolète, contactez l'équipe via la page contact.